Nerf vague – respirer par le nez

La respiration nasale pour stimuler positivement votre nerf vague

Un point fondamental du geste respiratoire à cultiver chaque instant

En résumé :  Prenez le temps d’inspirer par le nez, y compris lorsque vous parlez

Mon attention ces derniers mois s’est porté sur le gaz carbonique, le monoxyde d’azote et la respiration nasale.

Tout est parti d’une conférence donnée par le Docteur Wulleman. Ce pneumologue belge disait avoir compris le pourquoi de l’épidémie grandissante d’apnée du sommeil. Il annonçait avoir mis au point un technique curative, fonctionnant également pour le ronflement.

J’ai voulu en savoir plus et suis entré en contact direct avec lui.  

Son fil de bataille est la respiration par la bouche. D’autres lectures et travaux pionniers (ou du moins redécouvrant des travaux oubliés) permettent en effet d’affirmer :

1/ La respiration par la bouche se produit dès qu’une personne atteint un niveau de stress (global) élevé.

2/ Réciproquement, toutes personnes respirant par la bouche, place son corps en niveau de stress élevé.

La respiration buccale est ainsi associée à une augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle. La respiration constante par la bouche est inhibitrice de l’activité positive du nerf vague. Autrement dit, plus vous respirez par la bouche et moins votre corps bénéficie de ses capacités naturelles d’auto-réparation et d’adaptation.

Cette affirmation est confortée par les déclarations qui suivent du Docteur Wulleman. Selon lui, quasiment tous les asthmatiques, les allergiques, les hypertendus respirent en continu par la bouche. Tous les patients covid qui ont consulté dans sa clinique étaient eux aussi des « respirateurs buccaux ». La respiration buccale fragiliserait donc bel et bien face aux maladies.

Cette respiration par la bouche provoquerait aussi des conséquences directes :

Toujours selon le docteur Wulleman, l’apnée du sommeil, de même que l’hypertension, sont uniquement la conséquence d’une respiration buccale permanente.

Sait-on pour quelles raisons la respiration par la bouche est-elle aussi « négative » pour le corps ?

Oui, en partie mais hélas pas suffisamment pour que la respiration par le nez devienne systématiquement le premier conseil à suivre pour quiconque souhaite prendre soin de soi et de sa santé.

Comment ? Respirer par le nez serait plus important que l’alimentation ? qu’un sommeil réparateur ? qu’un poids corporel contrôlé ? Peux être songez-vous que j’exagère, emporté par ma passion pour le souffle…

Et bien il se fait qu’une étude récente a montré que l’apnée du sommeil, conséquence directe d’une respiration qui ne passe plus par le nez, est le premier facteur de risque de décès toutes causes confondues. C’est à dire que : quel que soit par exemple, votre poids, votre âge, votre tension artérielle, l’état de vos reins, le risque que vous décédiez d’une maladie cardiaque ou autres est puissamment augmentée si vous souffrez d’apnée du sommeil. ce risque est augmenté de 1.82 à 3.85 fois (ce dernier chiffre est énorme !) en cas d’apnée du sommeil sévère[i].

Bref… mon conseil de coach-respiration pour stimuler votre nerf vague tient en une phrase : respirez par le nez !  

 Pour cela deux étapes :

  • Etape 1 : se rendre compte de la situation.

Demandez à une personne si elle respire souvent par la bouche. Sa réponse sera le plus souvent « non, je ne crois pas ». Et pourtant… Le problème est que la respiration par la bouche, c’est comme se tenir tout vouté, le cou en avant. Nous ne nous en rendons pas compte.

  • Etape 2 : faire en sorte que la respiration nasale (re)devienne la règle. Pour cela, tout simplement fermez la bouche !  et quand vous parlez (et donc expirez forcément par la bouche), prenez le temps entre vos phrases, d’inspirer par le nez. Ce simple geste respiratoire posera votre discours et vous aussi.  Vous aurez un effet très apaisant sur vous et sur votre entourage.  
  • Et pour traiter le problème à sa source (à savoir un rétrécissement des voies nasales) je m’en remets au conseil majeur du docteur Wulleman; qui se fait l’écho d’un spécialiste de longue date le docteur Mike Mew. Le voici : faites en sorte que votre langue au repos soit collée à votre palais (sans que la pointe de votre langue touche vos incisives). « La langue est une reine, dit-il qui mérite de vivre dans son palais ».
  • Cette posture de la langue au repos a le pouvoir de modifier la forme du palais, du visage dans le sens d’une réouverture des voies nasales.

[i] PLoS One. 2013 Jul 25;8(7)

 

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